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Profonde Amnésie...dans ce long voyage, attentif, je te suis...
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8/17/2008 Jour J. Day D. Tag T.Au secours, rendez-moi le soleil pour ce soir...!!!!
Pourquoi les "premiers rencards" doivent-ils toujours échapper aux belle prévisions?
Tu veux du soleil, de l'alcool de framboise, pas trop de bruit, pas trop de monde...tu te retrouves sous la pluie, à peine sortie de chez toi, les cheveux dégoulinants, la soirée se passe chez lui, avec un fond de Fanta...
Non, j'en sais rien pour ce soir. Mais j'aime les prévisions catastrophiques...ça me permet d'être jamais déçue.
Peut-être que le soleil va se lever, que je vais relire "Paris est une fête" d'Hemingway dans le métro, avec mes Ray-Ban sur le pif, le lecteur mp3 dans les oreilles (et Mariah Carey que je trouverai, d'un coup, hyper romantique et tendre), que j'aurai mis une belle robe et me trouverai canon...peut-être, peut-être...
En attendant, il est 10h30, je suis levée depuis deux heures, j'ai pas pris mon petit dèj' (d'ailleurs les placards sont vides, ça va être vite fait). J'ai une tête infernale. Des cernes, des trucs qui ressemblent à des cheveux, mais je suis pas certaine. J'ai mis ma robe de chambre de grand-mère en pilou-pilou, rose Cartland.
Je pourrais presque me gratter les couilles en fumant une gitane, mais.
J'ai des Rothman (bleues). Et pour le reste, ça n'a pas encore poussé.
Il y a du boulot...ça va me prendre des heures pour passer du statut "poêle tefal" à "femme fatale".
Vous marrez pas, je vais le faire.
De la tête aux pieds, perfection.
Sinon, je sors pas.
Cet homme m'a mis la pression en m'écrivant:
"Je veux te voir en héroïne de Preminger, Siodmak, Ulmer, en Bette Davis, Stanwyck, Lake. Tu seras d'une beauté à en crever" (oui, il sait parler aux femmes...et si ça continue je vais me faire tatouer ses sms sur les fesses... Hier, je suis sortie pour m'acheter des vêtements, je voulais un tailleur noir, un chemisier en satin blanc ou en dentelle, des escarpins noirs...je voulais que des trucs neufs, des tissus touchés par aucun autre homme.
Ouais, je pense à des trucs comme ça, moi...
(dessin de May Donny, une fille d'une beauté renversante...la preuve, vous avez sa photo...)
Finalement, j'ai fait la grossière erreur d'aller à la Fnac.
J'y suis restée trois heures.
Puis repartie avec 6 sacs de livres et mon autre demi-salaire en moins.
J'essaierai de m'habiller avec "La recherche du temps perdu", ça devrait me couvrir...
En une semaine, j'ai déjà étée agressive deux fois avec cet homme. Il l'a très mal pris.
"Tu m'as déjà rendu malheureux deux fois, la première semaine, c'est la première fois que ça m'arrive...ça ne s'est jamais vu un truc comme ça, "la première semaine"!"
Du coup, il y a comme une amertume à l'idée de le voir ce soir...je ne suis plus une "image" mais quelqu'un de bancal, d'un peu faible, quelqu'un "en demande", qui a peur de ne pas mériter le regard de l'"Autre".
On m'a prévenue: pas de violence émotionnelle, ça ne marchera pas.
Du dialogue, surtout.
Et la paix aussi.
Mais comment guérir en quelques heures...les blessures sont là, les craintes immenses, aussi.
On m'a prévenue qu'on ne savait pas où tout cela allait nous mener mais qu'on rêvait de le savoir, de le découvrir.
Que le choix m'appartenait, désormais.
Je fais le choix de nous connaître mieux. Je prends le risque de me casser la gueule.
Après tout, c'est toujours ainsi...neuf chances sur dix de se rétamer. Parfois la dixième vous sourit.
Si je dis "non" et ferme les portes, je reviens au point de départ, au grand silence.
Et je pense aussi à toutes les trentenaires qui vivent leur "grande passion sexuelle" à cet âge.
Je la veux aussi ma grande histoire de baise!
Les cartes sont sur la table.
Les joueurs ne maîtrisent pas tout, mais ils maîtrisent les mots, le désir et les impatiences.
J'ai reçu les 178 sms les plus érotiques et palpitants de mon entière existence. Les autres reçus d'autres hommes me semblent bien fades à côté des siens...Le désir sans le talent, c'est l'eau qu'on fait boire à tout le monde. Je change d'apéritif. Je passe au millésimé.
Je vais quand même pas m'amuser à supprimer 178 fois ce qui me colle la fièvre absolue, sans donner de mon corps et mon âme!
Merde...
L'heure est au fantasme.
Les dés sont lancés...
Faîtes vos jeux.
8/15/2008 FEMME!Un homme.
Et me revoilà ...Femme.
Je m'observe avec curiosité .
Ne comprends pas bien les désirs et réactions qui me mènent, me portent...je me laisse guider, j'ai confiance.
Des heures dans les boutiques hier...à sentir mille parfums, toucher mille textures, satin, dentelle, poudres,crèmes...
Je remplis les paniers, je souris à n'en plus finir, je veux quelque chose: je le prends!
Je ne regarde même pa s les prix, je plane au-dessus de tout ça...
Le caissier (gay) de la parfumerie regarde mon sourire extatique...
et me dit "une belle soirée en perspective?", instinctivement, je réponds, encore plus souriante:
"Oui, je vais faire l'amour avec un homme formidable!".
Il a aimé ma réponse. Et je n'ai pas rougi.
Un demi-salaire...c'est ce dont je m'aperçois en rentrant.
Je m'en fous. J'ai tellement hâte qu'il soit heureux....
8/14/2008 HeureuseRien à faire.
On ne change pas d'ami comme de chemise.
ALors, voilà le mien.
Mon Essentiel.
Ces derniers mois ont étés riches de belles rencontres, souvent artistiques.
Je parle à des écrivains, des réalisateurs, des chanteurs, des journalistes
et je perds, progressivement, la tentation de séduire l'autre, pour simplement me sentir "exister".
De vrais et beaux rapports s'installent.
Rien ne marche par "effacements", "oubli". Tout n'est qu'ajouts.
J'ai décidé d'accepter que ce garçon, Kevin, fasse partie intégrante de mon histoire.
Et si j'écris un jour ce roman, il y tiendra une place importante.
Il y a des "personnes-structures", de celles qui vous tiennent, vous portent, ne vous laissent pas tomber...
Voilà. C'est lui.
C'était lui.
Ce sera toujours... LUI.
Je suis heureuse.
Gurd'!
Vous avec qui je corresponds depuis deux mois, vous êtes un trésor ... Ne touchez à rien.
Gardez l'orgueil qui me fait sourire, gardez ce ton, cette voix....
Vous plaisantiez en m'écrivant : "Je n'aime pas quitter ma ville, de même que je n'aime pas laisser ma ville sans moi... Sait-on jamais...Ha!", Pourtant Paris semble avoir changé depuis votre départ. Etes vous parti avec sa décadence? Je me méfie maintenant de vos plaisanteries, magicien! J'aimerais vous donner mon amitié.
Prenez-là, quand nos temps se croisent.
('Louve! )
Et Toi...
avec qui j'ai passé des heures fabuleuses, dont je murmure le prénom inlassablement, et que je meurs de revoir,
tu n'es pas une rencontre anodine.
J'attends dimanche soir, pour m'allonger sur l'herbe et sur toi,
devant ce film de Mankiewicz, la paix au coeur.
En attendant, j'écoute, en silence, ta terrible impatience...
Elodie, ma belle Elo...
que je rencontrerai.
Pas besoin de chercher les mots pour comprendre ce qui semble nous relier.
De Gene Tierney à Pierre Brasseur, des hommes du rock, sauvages, à nos grand-parents, tant aimés...
De la Callas à ton prodigieux "Summertime", de tes sourires braziliens à ton rire que j'imagine dantesque!
Je t'aime.
Je suis heureuse
Je suis heureuse............................................................heureuse. 8/10/2008 24h de l'"avis" d'une femme...Les bras d'un homme. 24 heures.
Plus de questions. Repos. Léger abandon.
Concordance de temps, de désirs.
Retours aux mêmes solitudes.
Les facilités.
Comment y accéder?
Tête d'une femme: contradictions, mensonges, fragilité.
Mille cigarettes & volutes partagées.
Sourires, regard triste...qu'il remarque.
Ils le remarquent tous.
Danse, forte la musique...surtout, laisse la Forte.
Nue.
Toute vérité est... nue.
Où met-on le manque...après.
Que veut-on tous...
Il fallait cela.
Se jeter à lui.
Voir comme il me ratrappe.
En rentrant...un visage différent.
Je ne me reconnais pas.
Les yeux sont plus profonds, ils brillent... de quoi au juste?
Le sourire est absent.
Toujours absent, sur ces lèvres mille fois désirées, quand je suis seule.
Dentifrice. Baisers mentholés. Barbe à raser. Baisers mousseux.
Merde, pas de maquillage dans le sac à mains.
Tête flagrante du matin.
Boucles emmêlées...indemêlables.
Ne pas pleurer.
Surtout.
Ne pas.
Les "filles du soir", ça ne pleure pas. Elo dit.Notre plus fidèle lectrice.
(Je n'étais donc pas la seule à me photographier avec mes lectures préférées!)
(fuckin' Dude!!!!
aaah, on l'aime, lui!!)
Elo est soprano, et quand elle chante "Summertime", tu pleures...
elle est plein d'autres choses aussi, Elodie...
une belle "rencontre" à nouveau.
Un vrai sourire, au milieu du bordel.
Notre Goof en Chef (et en os!)
7/23/2008 Energy (Part 1)SLOGANS & citations
(choisis par mes soins et durant de longues heures...)
Dans les chemins que nul n'avait foulés, risque tes pas! Dans les pensées que nul n'avait pensées, risque ta tête! Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette.
Si j'étais Dieu, je croirais en lui.
L'homme a droit à 24 heures de liberté par jour.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. Le scandale est de ne pas en faire.
L'économie est blessée, qu'elle crève! Si tu as vraiment froid, mets le feu à ta maison.
Embrasse ton amour sans lâcher ton fusil. Le pavé est notre bulletin de vote!
Céder un peu, c'est capituler beaucoup.
Espérance: ne désespérez pas, faîtes infuser davantage. Celui qui peut attribuer un chiffre à une (é)motion est un con.
C'est parce que la propriété existe qu'il y a des guerres, des émeutes et des injustices (Saint Augustin)
Et cependant, tout le monde veut respirer et personne ne peut respirer et beaucoup disent "nous respirerons plus tard". Et la plupart ne meurent pas car ils sont déjà morts. Chassez le flic de votre tête. A femmes publiques, flammes pubiques. Notre vie est la nôtre et c'est eux qui font nos choix.
Les modérés auront duré; les excessifs auront vécu.
Consommez plus, vous vivrez moins.
L'aboutissement de toute pensée, c'est le pavé dans ta gueule, CRS.
Arrêtez le monde, je veux descendre.
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